Les Bethmalais

La vallée de Bethmale

mai 1998 par les bethmalais

La vallée de Bethmale est située à 15 km de Saint-Girons, chef lieu d’arrondissement du département de l’Ariège. Ce département est divisé par l’une des frontières linguistiques majeure des Pyrénées. Le Couserans est Gascon alors que le pays de Foix est d’expression Languedocienne. Bethmale est en Couserans. Comme de nombreuses vallées pyrénéennes elle est relativement encaissée et ne communique que difficilement avec les autres. Elle est branchée sur la haute vallée du Lez, affluent du Salat. Elle est dominée par le Balam et la montagne de Barlonguère, communique au Nord par le col de la Core avec le Haut-Salat et s’ouvre vers le Biros. Elle comprend les villages d’Arrien, de Villargein, d’Aret, de Samortein, d’Ayet et de Tournac et est parcourue par le ruisseau Balamet.

Vallée de BethmaleLe nom de la vallée est d’origine latine : Bethmale ou Bammale peut signifier Valis-Mala ou Valhmale traduit par la vallée mauvaise sans doute parce qu’elle était le repaire de nombreux fauves ou bien à cause des particularités de ses habitants.

La végétation de la vallée est complexe et l’on y trouve quantité de plantes diverses : la gentiane, l’hutchinsine, le saxigrafe (mousse), le leucanthème, le cériaste laineux, le myosotis des Pyrénées, l’armerie, le liondent, la cardamine à feuille de réséda, l’antennaire dioxique, la fétuque, etc... L’ensemble complété de la réglisse et du serpolet donne des pacages de qualité pour les troupeaux qui y paissent à la belle saison.

Si la neige reste plusieurs mois sur les cimes, la vallée est renommée pour son climat. Les maisons sont bâties sur le versant méridional, ouvertes au Nord et à l’Est ce qui donne, dit-on, chaleur et santé.

La vallée de Bethmale comprend sept petits lacs : les lacs d’Auraouet, de Cruzous, de Milouga ; d’Eychelle, de Barlonguère, d’Ayet et le lac de Bethmale, le plus connu de tous. A noter la description que l’on en donnait en 1880 : "La nappe d’eau n’est pas très étendue mais renferme un poisson très estimé. La "truite saumonée" dont la chair ferme et savoureuse fait le délice des gourmets. Le lac est le rendez-vous des joyeuses et honnêtes compagnies. La nuit au clair de lune, condition essentielle d’une pêche fructueuse, on fait provision de poisson et le jour tout frétillant encore, on le prépare en plein air, sous le dôme bruissant d’un hêtre de vielle date connu sous le nom de "tos de moussu".

On ne trouve que peu de vestiges d’une ancienne civilisation, encore indéfinie issue des premières invasions dans les Pyrénées. Non loin du village d’Ayet, se dresse un monument mégalithique, ce qui est rare dans nos régions : le menhir de "Peyro-Quillado". Il s’agit d’un gros bloc de granit fiché en terre par la pointe, mesurant sept pieds de haut. Aucun résultat n’est à retenir des fouilles faites à son pied. Ca et là, dans les champs et les bois, quelques objets de l’âge de bronze : haches, pointes de flèches, lames de poignards d’un caractère primitif, quelques inscriptions funéraires, attestant le passage des Romains.

En face du village d’Arrien, sur une sorte de promontoire rocheux se dresse ma sombre silhouette du donjon de Brame-Vaque où on été découverts par M.David Cau-Durban, en 1887, une épée en fer, des boucles de cuivre, des éperons et un denier de Charles VI. Reste d’un de ces castels construits tout au long des Pyrénées pour s’avertir par des feux de l’approche de l’ennemi, de donjon de Brame-Vaque tenait ainsi les clés des vallées du Biros et de Bethmale.


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 18629

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Bethmale : Culture, arts et traditions   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2a + ALTERNATIVES

Creative Commons License